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6 novembre 2026 · Non classé

Projet RACINE : les communes progressivement engagées dans la prise en charge des RECO et ASC

À travers le projet de Renforcement des Acquis Communautaires pour l’Intégration Nationale Élargie (RACINE) financé par le Fonds mondial, les collectivités locales sont accompagnées pour prendre une part plus active dans le financement de la santé communautaire. L’objectif est de faire de la prise en charge des relais communautaires et des agents de santé communautaire une responsabilité progressivement assumée par les communes.

Renforcer l’implication des communes dans le financement de la santé communautaire, c’est l’ambition du projet RACINE. Selon M. Luc Innocent TOURE, Coordinateur des Programmes de CJMAD et point focal du projet, cette initiative vise à consolider les acquis communautaires en intégrant le financement de la santé communautaire dans les documents de planification locale, notamment les Plans de Développement Local (PDL) et les Programmes Annuels d’Investissement (PAI).

Dans cette dynamique, CJMAD apporte son appui à la mise en œuvre du projet, aux côtés des autres acteurs impliqués notamment l’ONG Internationale Santé Intégrée. Le projet est conduit sous le leadership du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, à travers la Direction Nationale de la Santé Communautaire et de la Médecine Traditionnelle (DNSCMT), en collaboration avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation à travers la Direction Nationale des Collectivités Décentralisées (DNCD)

Dans la continuité de la phase pilote BIRCH (Building Integrated Resilience for Community Health), conduite en 2024-2025 dans dix communes des régions de Kindia et de Mamou, le projet RACINE, qui couvre aujourd’hui vingt communes dans les régions de Faranah, de Kindia et de Mamou, et a introduit un dispositif de suivi de proximité pour mieux accompagner les communes dans le respect de leurs engagements.

Comme l’explique M.TOURE, cette nouvelle approche repose notamment sur le recrutement d’animateurs communautaires identifiés avec les communes elles-mêmes. Sur vingt-et-une candidatures reçues pour les sept communes concernées dans la région de Kindia (préfectures de Kindia et de Télimélé), sept animateurs ont été retenus, à raison d’un par commune. Après un atelier d’orientation sur leurs rôles et responsabilités, la planification locale et budgétaire ainsi que la gestion des finances publiques locales, tenu les 28 et 29 août 2026, ils ont été déployés sur le terrain en août 2026.

Depuis, ils assurent le suivi des activités dans leurs communes respectives et transmettent des rapports mensuels au point focal du projet. Leur présence permet de maintenir un contact régulier avec les autorités locales et de suivre l’évolution de leurs engagements.

Le renouvellement des autorités communales a nécessité des séances d’information pour présenter le projet aux nouveaux élus et faciliter leur adhésion. Des missions de supervision ont également permis de faire le point sur les documents de planification et les engagements des collectivités.

D’après M.TOURE, presque toutes les communes accompagnées disposent désormais de Plans de Développement Local actualisés et de Programmes Annuels d’Investissement.

Le travail porte actuellement sur l’identification des relais communautaires et des agents de santé communautaire dont la prise en charge sera assurée par les communes. À ce stade, 14 relais communautaires et un agent de santé communautaire ont été identifiés, selon les informations communiquées par le point focal.

Il précise qu’il ne s’agit pas de nouveaux recrutements, mais d’acteurs déjà formés et actifs dans leurs communautés, dont la prise en charge est actuellement soutenue par le Fonds mondial. Les communes ont commencé à formaliser leurs engagements et à préparer les listes nominatives et les contrats nécessaires.

Prévu pour s’achever en décembre 2026, le projet entre dans une phase importante de consolidation des acquis. Parmi les activités annoncées figurent l’actualisation des documents de planification, des ateliers régionaux d’élaboration des micro plans communaux à Mamou et à Kindia, ainsi que des missions de coaching entre les communes ayant participé à la phase pilote et les nouvelles communes accompagnées. Le tout soutenu par une mission de supervision trimestrielle dans les communes pilotes et nouvelles communes.

Un atelier de capitalisation est également prévu en fin d’année pour partager les résultats, les bonnes pratiques et les enseignements tirés de l’expérience.

Pour le point focal, la fin du financement ne doit pas entraîner l’arrêt de cette dynamique. Les communes devront poursuivre les efforts engagés afin de maintenir la prise en charge des acteurs communautaires et de garantir la continuité des activités de santé communautaire.

En conclusion,M.Luc a exprimé sa reconnaissance au gouvernement guinéen, à travers le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique et sa Direction Nationale de la Santé Communautaire et de la Médecine Traditionnelle (DNSCMT), ainsi qu’aux Directions préfectorales de la santé (DPS), pour leur accompagnement. Il a également remercié le Fonds mondial pour son soutien aux organisations de la société civile et salué l’implication des autorités locales, dont l’engagement contribue à améliorer la santé et les conditions de vie des populations.

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